Le débat actuel sur les immigrés et les réfugiés qui arrivent en Europe et dans les pays voisins est à la fois complexe et chargé sur le plan émotionnel. Aujourd'hui, l’émigration vers l'Europe occidentale est plus importante que celle vers les Etats-Unis.
Ces 11 programmes de 28 minutes chacun, produits par 11 pays différents, nous présentent des migrants d'origines diverses.
Ils relatent l’histoire personnelle de ces émigrés et s’intéressent aux raisons qui les ont poussés à quitter leur famille et leurs amis pour tenter de refaire leur vie ailleurs. Ces programmes évoquent également la manière dont ces émigrés perçoivent leur intégration dans les pays qui les accueillent. « People on the move » retrace donc les vagues d’émigration qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, dans chaque pays participant à la série.
Le téléspectateur rencontre ainsi Kutlu, le chanteur du groupe de rap « Microphone mafia », dont le père faisait partie des nombreux travailleurs turcs venus en Allemagne dans les années 60 ; Abdul, qui étudie les sciences, et Ibrahim, qui travaille comme interprète et conseiller pour ses compatriotes somaliens récemment arrivés au Danemark, doivent non seulement apprendre une nouvelle langue, mais également assimiler un mode de vie et des valeurs très différentes des leurs ; Franco et Xavier viennent d'Argentine, un pays vers lequel de nombreux Italiens pauvres ont émigré après la Seconde Guerre mondiale ; or, ces dernières années, nombreux ont été ceux qui ont essayé de « rentrer au pays », comme réfugiés politiques ou économiques, et qui, confrontés à l'indifférence des Italiens, ont finalement décidé de retourner en Argentine ; Piero, un coiffeur italien qui vit en Suisse alémanique, finit par se sentir totalement intégré lorsqu'il est choisi pour participer au Concours Eurovision de la Chanson.
D'autres épisodes évoquent des histoires peu connues : les Finlandais de Carélie ; les ressortissants des Moluques aux Pays-Bas, dont le ressentiment est grand envers leur pays d’accueil ; une jeune Marocaine en Belgique ; des « boat people » vietnamiens installés en Norvège ; des Irakiens et des Kurdes en Suède ; des Polonais déracinés après les accords de Yalta et des Brésiliens qui s'installent, souvent temporairement, au Portugal.